Tout a débuté par une étude biométrique dans les années 1980, portant sur plus de 6 000 mesures et qui a permis de déterminer qu’il existe sur l’île une population d’abeilles originales qui se distinguent à la fois de l’abeille italienne et de l’abeille noire du continent par une langue plus longue, un index cubital plus élevé et une pilosité assez courte. Cet écotype a fait l’objet de mesures de préservation, avec notamment l’interdiction de toute importation de cheptel.
Du point de vue conduite et production, cet écotype nettement différencié qui est parfaitement adapté aux conditions du milieu notamment aux variations climatiques, a la faculté de profiter au mieux de la succession des floraisons exceptionnelles tout au long de l’année.
L’adaptation de l’écotype « abeille corse » aux conditions de milieu se traduit par un cycle biologique annuel de développement particulier. Il est de type méditerranéen, la période « critique » est due à la sécheresse estivale (blocage de ponte en août), alors que l’arrêt de développement hivernal est bref à presque inexistant en littoral. En termes de conduite apicole et de production, cette adaptation permet une exploitation rationnelle et fiable de l’ensemble des ressources du milieu.
La conduite apicole, et notamment le choix des emplacements de ruchers, est directement liée à la connaissance du terroir et de ses spécificités.
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